mardi 10 avril 2012

Adossés à la colline



San Francisco...
Comment écrire sur cette ville fascinante qui excite tant l'imaginaire des voyageurs et des artistes?

Alors pourquoi ne pas commencer par écouter Maxime et Scott



Ambiance posée?

Un vieux rêve devenu réalité pour nous deux en ce long week end de Pacques, embarquement immédiat pour Fog city, the City by the bay. La cerise sur le gateau est que nous y avons retrouvé Maelle et Eric, amis français expatriés depuis deux ans, rencontrés quelques années plutôt entre deux rangs de vigne en haut beaujolais.

Le soleil est brulant, le vent frais, des bribes d'espagnol arrivent à nos oreilles, l'air est chargée d'un mélange d'herbe et de poisson séché. Nos amis nous auront fait découvrir leur ville, à pied, en tandem, en bateau, ses coins touristiques, ses quartiers plus discrets, sa vie diurne et nocturne haute en couleurs.

A chaque quartier, chaque rue, on a la sensation de découvrir une nouvelle ville. Avec ses quelques 50 collines, son plan tantôt quadrillé, tantôt tortueux, la ville offre de superbes perspectives sur l'océan environnant. On s'y sent libre. Ville de tolérance et d'émancipation des minorités, symbole de la culture hippie et emblème de la cause des homosexuels, San Francisco est aussi le siège de la Silicon Valley, d'Apple, Google et Facebook. Un cocktail détonnant.


Petit village mexicain au doux nom d'Yerba buena, la ville a pris son essort avec la ruée vers l'or et sa prise de possession par les américains aux environs de 1850. L'héritage mexicain est très présent, tant dans l'architecture que dans la population et se marie de façon étonnante à la forte communauté chinoise.



Les vieux cable cars arpentent les rudes collines de la ville et les maisons semblent toujours en équilibre incertain. La ville est un festival de couleurs, de hauteurs et de senteurs. Le downtown est dense, vibrant et c’est avec surprise que nous avons aimé le MOMA de Botta. Le travail de façade et sa juxtaposition de briques, l’ensemble tout en longueur quand les bâtiments alentours rivalisent de grandeur; et toute cette verdure! Le printemps est définitivement là, il fait bon vivre en Californie!



Les plages sont immenses, les surfeurs au rendez vous et les lions de mer aussi. Au beau milieu de la ville, le Golden Gate park, 412 hectares, fut termine en 1870 et est le fruit d’une forte volonté des San Franciscain de rivaliser avec le Central Park New Yorkais. Eucalyptus, pins, cypress, plus d’un million d’arbres dans ce petit paradis urbain! Nous l’avons traversé d’est en ouest, dévalant ses pentes jusqu’à l’océan, et découvrant au passage ses musées, jardins botaniques et lacs.


L’excitation était palpable à l’approche du De young Museum d’Herzog et De Meuron, un bâtiment qui a marqué notre troisième année d’archi et qui ne nous a pas déçu! Une merveille de détails et de lumière.





C’est en fin d’apres midi samedi que nous avons approché le Golden Gate et celui-ci non plus ne déçoit pas, surtout après les bonnes côtes de la route littorale! On l’apercoit au détour d’une forêt, d’une plage, d’une route puis il se dresse face a nous de son rouge flamboyant. Tout d’elegance vêtu.


Nos vélos nous ont porté jusqu’a Sausalito, le petit St Tropez local, quel plaisir de descendre les collines, l'air est sec et sent bon l'été, ça fait du bien au moral là ou au Canada nous sommes dans la végétation humide, dense et sombre. Un ferry nous a ramené jusqu’a la ville et le soleil a bien voulu se coucher sous le pont. Superbe et venté. Au loin, Alcatraz et ses mouettes.




Nos babines n’ont pas été en reste, restaurants Mexicain, Espagnol, THE brunch du dimanche matin, Adri s’est aussi souvenu qu’il était super fort en billard et moi tout aussi nulle aux fléchettes.

Petites futilités et brèves de comptoir pour finir en préjugés finesse. Vancouver-San Fransisco, villes de la côte ouest pas si différentes qu’on veut bien le croire.

Là ou la française parisienne arbore un trench beige, des Bensimon et un jean slim, l’americano- canadienne préfère le chignon haut, le leggings Lululemon et les Tom’s. Accessoires: Something vintage pour la première, chien kingsize et sac ramasse-crotte pour la seconde.
Là ou le français parisien exhibe barbe de trois jours, petit pull coll V et fausse lunettes de vue rétro, l’americano- canadien ne sort jamais sans sa barbe de trois mois, son bonnet lâche et sa chemise a carreaux.
Accessoires: Ifone,Ipad,Itouch,I-ce-que-vous-voulez pour le premier, Ifone,Ipad,Itouch,I-ce-que-vous-voulez ET vélo à pignon fixe pour le second (on ne vous a jamais dit que c’etait plus facile de ne pas avoir de vitesses sur son vélo pour grimper les collines?).

Sur la cote ouest, on est super bio, on a tous un “veggie garden” (jardin potager), on achète tout a wall food market, le supermarché bio, on mange peu de viande, voir pas du tout et certain finissent par zapper produit laitier et oeufs. En hiver, on mange des bananes bio d’Equateur avec une belle étiquette plastique sur chaque spécimen et des tomates du Mexique.

On ne boit pas en public, on se parquent donc dans des “zoos” (hautes clôtures temporaires au milieu d’un parc) pour une bierounette pendant les festivals et l’on reste au jus de fruit lorsque l’on s’assoit en terrasse. Fumer de l’herbe n’est pas autorisé mais toléré (???), du coup l’air est souvent chargé, parce qu’on est encore un peu des hippies.

On est relax, on ne se bouscule pas et quand on croise quelqu’un qu’on connait (de l’ami à la personne croisée deux minutes) on se fait un gros hug (ou gros câlin) et on s’exclame “Niiiiiiiiiice to see youuuuu”. On aime tout le monde, ou du moins en apparence.

On a deux/ trois semaines de vacances par an mais les boites offrent cours de yoga, massages, ergothérapeute, blackberry, apéro, déjeuners et même soirées déguisées!

Mais…là ou au Canada, on est une terre d’acceuil, aux US, on manigance pour éviter l’immigration.






Sur ces bonne paroles, grosses bises a tous!

mardi 27 mars 2012

Tetrahedron Park

Un jour sur l’ile de Vancouver avec Florence et Christian nous avons trouvé une superbe image satellite de l’ile et de la cote de Colombie Britannique, depuis, elle trône au dessus de notre table à manger et c’est une véritable source d’inspiration! Entre deux petits plats nous pointons montagnes, lacs, criques and co puis notre ami google vient faire le reste. C’est comme ça que nous avons découvert le Tetrahedron Park, qui semble inconnu du grand public et qui reste le terrain de jeux favori de quelques skieurs et montagnards fous.




Les Tet, comme on les appelle ici sont situés au nord de Vancouver et plus précisément de Gibsons, marquant le début de la Sunshine coast. On y accède en ferry et ça rajoute toujours un peu de magie au voyage. Le parc a vue le jour grâce à un club de ski local qui y a construit des refuges et aménagé des trails en 1987. L’association s’occupe d’amener du bois par hélicoptère dans les refuges durant l’hiver et un volontaire assure le déneigement du chemin d’accès aux randos. C’est en fait un petit coin chéri par quelques passionnés, l’endroit rêvé pour le ski de rando et les raquettes.
Nous avons embarqué deux compagnons d’aventure passionnés eux aussi de montagne, Guillaume et Bruno. Un petit arrêt réconfortant dans un super Bed and breakfast le vendredi soir à Gibsons, un appart à nous dans une belle maison tenu par des retraités, le bon plan du week end.
La dernière portion de route pour accéder aux randos est un chemin ou sans 4x4 et chaines il n’est même pas envisageable de s’aventurer, une bonne heure de rigolade, merci Bruno pour la conduite et le tout terrain!





Au départ des randos, on inscrit son nom et sa destination finale au sein du parc. Il y a en effet quatre refuges qui peuvent accueillir chacun une douzaine de personnes et l’idée étant d’éviter au maximum de se retrouver sans toit en plein hiver dans la montagnes..à moins de s'y connaître en tunnel à neige et igloo. Well, on a pas encore appris tout ça…ça viendra! Nous voulions au départ tenter le sommet du parc, le Mont steel, 1659 m (ça parait un peu ridicule après les 6000 m de l’equateur mais on part du niveau de la mer par ici!) mais le refuge semblait avoir été pris d’assaut par un groupe de 12 skieurs, pas vraiment décidés à nous faire de la place. Le garde forestier que nous avons rencontré à notre arrivée nous a fortement déconseillé de tenter l’ascension à cause du risque très élevé d’avalanche et du fait surtout que nous ne possédions pas le matériel de sécurité nécessaire. Encore quelque chose à apprendre pour la prochaine fois!




Nous avons croisé peu de gens et les paysages sont à couper le souffle…sur la première partie nous suivions tranquillement les marques fraîches des skieurs. Une petite hésitation au moment de traverser notre premier lac gelé mais au vue des 7 mètres de neige alentours, nous avons fait confiance! 




Sur le lac...
Au bout de trois heures nous rejoignons un refuge et décidons de continuer pour dormir au refuge le plus éloigné. C’est là que l’aventure commence vraiment, nous étions surexcités à l’idée de “break the trail” comme ils disent ici. Cela veut simplement dire “faire ses traces” et trouver son chemin avec carte et boussole, mais en hiver c’est l’obsession des skieurs de rando.





Le départ est plutôt facile car quelques marques oranges sont éparpillées ça et là sur le sommet des arbres et semblent correspondre à notre chemin. Les choses se compliquent quand nous perdons tout repère! La neige est tellement dense et en telle quantité que nous marchons presque au sommet de certains arbres.


Le petit passage adrénaline du week end avec ce “pont” et sa petite rivière gelée...




Après un temps magnifique la neige se met à tomber, lourde, en gros flocons. Pas un bruit. Pas de réseau téléphonique. Juste nous quatre, des sapins, des montagnes et des lacs gelés. 




La fatigue commence à se faire sentir , mais le GPS est là, rassurant. 7 h de marche plus tard, au détour d’une colline, un morceau de cheminée émerge de nulle part, à hauteur d’épaule. Adri et Guillaume partent en éclaireurs. Serais-ce le refuge sous nos pieds?!




Un petit tour et hop nous trouvons l’entrée du graal ou plutôt son toit!!! Je vous laisse observer le refuge McNair en été et comme nous l’avons découvert.



Une soirée magique autour du poêle à manger des pâtes chinoises en caleçon moulants. Merci à Bruno qui nous a fait la surprise d’une bonne bouteille de rouge et d’un saucisson, pas de mots pour exprimer notre joie! Les refuges sont extras! Un premier niveau réservé au stockage du bois, merci à Adri notre super bucheron à la frontale et notre cuisinier du jour, le second le niveau de vie avec poêle, table and co et enfin le dernier “la chambre”, par laquelle nous sommes rentrés.





Le dimanche matin, c’est brunch... on ne va pas se laisser aller! J’avais trouvé par hasard des oeufs brouillés lyophilisés et ça se devait d’etre testé! Pas mauvais du tout, mais penser à prévoir un peu de sel la prochaine fois! Après un bon petit dej nous repartons, il a neigé toute la nuit et plus aucune de nos traces de la veille ne sont visibles! Un vrai bonheur pour dévaler les pentes, une poudre spectaculaire…la prochaine fois nous reviendrons en ski! 


 


Une superbe journée de rando qui s’est terminée par un bon petit resto de poisson sur le port de Gibsons, face au coucher du soleil. 50 centimètres de neige fraîche sur le 4x4 tout de même!







Une aventure qui nous a donné envie d’en vivre encore plus d’autres et de suivre quelques formations du montagnard hivernal!

Des bises!

jeudi 22 mars 2012

Avant-gout


Ce week end nous avons vécu une aventure à l'état pur, deux jours de rando en raquette dans le Tetrahedron park à quatre + un GPS! Première expérience d'autonomie hivernale pour nous! 

En attendant un récit détaillé du périple, voici une petite vidéo rigolote de notre retour le dimanche soir, réalisée par Bruno, l'un des compères. Ou comment passer de la haute montagne et ses 7 mètres de neige dont 40 cm de neige fraiche à l'océan ( si si on le voit dans la vidéo!!)




To be continued...

dimanche 11 mars 2012

Happy hours*

Mercredi soir...16h, nous quittons l'agence, skis dans une main, bananes et chaussures dans l'autre...

Nous embarquons Alvaro,  un collègue, sa copine et Mathieu dans un gros van et c'est parti pour une folle soirée de glisse!

Au passage nous faisons un détour histoire de récupérer nos pantalons de ski, lâchement oubliés le matin même chez nous... et une heure après, nous entonnons "étoile des neiges" sur le télésiège.



Les stations aux alentours de Vancouver sont ouvertes tous les soirs jusqu'à 22h, c'est la première fois que nous tentions l'expérience et nous ne sommes pas déçus de l'aventure! Difficile de trouver mieux pour décompresser après une longue journée d'autocad!  Personne, ou presque, à l'horizon, nous avons profité des pistes au maximum et il est étonnant de s'aventurer en pleine nuit, l'hiver, en montagne! 


Au détour d'une piste, entre deux sapins...pas un bruit, juste le crissement des skis, on se demande toujours si un ours ne va pas bondir d'un fourré. Ils sont censés dormir..mais des amis en on croisé un il y a peu en plein milieu de Whistler!



Non les gens ne dorment pas au milieu des pistes..ils admirent la vue sur Vancouver! C'est le sourire jusqu'aux oreilles, le nez rouge et les genoux en forme que nous avons retrouvé notre home sweet home. 


Des bisettes!

lundi 27 février 2012

A picture an hour - Dimanche 26.02

7:00 Le coq chante pour Adri et le match France-Ecosse du tournoi des six nations




8:00 Un dernier petit tour et hop, c'est parti pour 2h de repos!




9:00 Je cherche mon équilibre



10:00 Petite ballade main dans la main



10:30 Les tous premiers!



11:00 Les tous premiers aussi!



12:00 Envie de road trip..on loue une voiture et hop direction le sud!



13:00 Garry point park



14:00 Il neige... allons déguster moules et fish and ships au port de Steveston



15:00 Visite de la conserverie de Steveston, construite en 1894 et reconvertit en musée depuis.



16:00 et..le soleil revient!



16:30 ¨Wind waves¨- Yvonne Domenge /Vancouver Biennale



17:00 Allons gambader...au loin Vancouver et ses sommets



17:30 Port de Steveston



18:00 Tombée du jour sur Garry point Park



19:00 Nous croulons sous les papiers d'immigration!




22:00 Déclaration d'impôts Canadienne - Done




00:00 Moment douillet




Une autre manière de conter notre quotidien, gros bisous à tous.

vendredi 3 février 2012

Sur les planches.

1996 - Classe de 6eme

En cours de français, nous mettons en scène, jouons et filmons “Le voyage de Mr Perichon”.
J’ai un rôle de 2 secondes, Mme Perichon tenant le bras de son mari et lui glissant un “Oh, mon ami”.

11 ans, timide, ado, ces quelques mots ont du mal à sortir et ma prof de l’epoque ne se gênera pas pour me le rappeler devant tout le monde.

Honte.

Conclusion: le théâtre ce n’est pas pour moi. On ne se rend pas toujours compte a quel point certains incidents de jeunesse peuvent marquer une vie.

2011 – Vancouver

Puis parfois la vie nous fait un clin d’oeil…

26 ans, bien dans mes bottes, jeune-femme, me voila enrôlée dans une troupe de comédiens amateurs! Hasard ou coïncidence?

L’association des juristes d’expression française de Colombie Britannique a pour mandat de promouvoir l’accès à la justice en français dans toute la province. En mettant en scène un théâtre forum sur les droits de la personne et les droits linguistiques, l’asso tente de sensibiliser les immigrants francophones aux lois de leur pays d’acceuil. Le théâtre forum est une nouvelles forme d’expression artistique, et un projet pilote en français au Canada.

Les acteurs présentent une première fois une scène conflictuelle, puis ils la rejouent et les spectateurs sont invités à arrêter la pièce et , s’ils veulent, remplacer un des personnages sur scène!! Sachant qu’il y a un joker qui permet de faire le lien entre le public et les acteurs, le but de l’interaction est de tenter de changer l’issue de la situation conflictuelle en installant un échange entre les protagonistes. Une manière d’ouvrir le dialogue sur des sujets sensibles, une nouvelle forme de théâtre d’improvisation!

Un mois, trois représentations et dix jours de formation! La dernière ayant eu lieu dans les studios de la TV canadienne, la CBC, dimanche dernier! Le projet est un vrai succès, nous avons été invité à venir jouer au festival francophone de la capital de la BC, Victoria, en mars prochain et certains nous demandent d’organiser une tournée canadienne!!! (trêve de plaisanterie, cela n’arrivera pas!).

En apprentissage...les tableaux ou statues expressives


Dix jours pour se former au théâtre, créer la pièce et surtout fonder un esprit de groupe. Nous étions 14 acteurs de tout horizon, la plupart novices, avec pour seul point commun la francophonie et une belle énergie! La directrice artistique, Emilie, vient du Quebec et est actrice de formation. C'était sa première expérience en tant que metteur en scène. Une personnalité haute en couleur qui a su nous communiquer son amour du jeu!

Une aventure humaine passionnante et une découverte artistique incroyable! Quel Bonheur de retrouver la scène, de faire partie d’une troupe et de sentir cette énergie capable d’emerger seulement des groupes artistiques. L’ambiance des loges avant/ après une représentation, l’excitation au moment de la découverte de la salle, les séances de yoga/jeux/rigolade/concentration avant de se lancer dans l’arène et surtout, la formidable confiance dans l’autre, le compagnon d’aventure, celui qui nous donne la réplique.

Les jeux et discussions des premiers temps nous ont conduit petit à petit à l’improvisation, la libre expression et le montage de scènes. Je sortais de ces heures d’apprentissage épuisée, tant émotionnellement que physiquement. Une aventure qu’il est difficile de raconter en quelques phrases!

Premières séances d'improvisation


Entre acteurs nous avions l’impression de nous connaître profondément, de partager des choses très intimes, alors que nous ne savions pas forcement quel travail exerçait l’autre ou s’il préférait le vin ou le jus de tomate. Une sensation étonnante qui change de l’approche traditionnelle que l’on a de l’autre en société. Les jeux de confiance ont ponctués nos heures de formation, ce qui a permis de dépasser assez rapidement les barrières de l’inconnu et de former un réel esprit de groupe. C’est certainement cet aspect de l’aventure qui m’a le plus touchée.

Pour ce qui est du théâtre en lui même.. je suis devenue complètement accroc, et nous sommes en train de plancher sur la possibilité de monter une troupe de théâtre amateur avec quelques amis de la bande théâtre forum!

Exit les critiques de l’horrible prof de français, le théâtre est une magnifique forme d’expression qu’il aurait été dommage de ne pas essayer!

Derniers réglages avant le grand saut - Théâtre de l'École française de Surrey


Pour finir, nous avons eu le droit a 45 secondes dans le journal de 20h local…le plus drôle dans tout ça? Adri, spectateur du premier rang s’est retrouvé en guest star! Pour en savoir plus, aller voir le telejournal.
Le bon téléjournal est celui-ci: Émission du dimanche 29 janvier 2012 et il faut regarder à la 8ème minute!!

Toutes les représentations ont été filmées et un montage est en cours, des photos des répétitions et des spectacles devraient suivre aussi…la suite au prochain numéro donc!

La troupe, presque au complet, tout a droite Emilie, la directrice artistique


Sinon, la vie à Vancouver va très bien, la neige est là, le soleil et les amis aussi…nous avons repris le ski avec grand plaisir! Adri se remet à l'espagnol avec son projet d'aéroport au Chili et je viens d’obtenir un CDI!!! 


Le yoga, le squash, l'escalade, le foot et la danse ont repris également.. de quoi nous ressourcer après nos tonnes de fois gras engloutis!!!! Nous élargissons nos connaissances, nous rendons de plus en plus au théâtre (la faute à qui?!) et sommes allés voir pour la première fois l'orchestre philharmonique de Vancouver dans un des plus vieux bâtiments de la ville, un théâtre tout de dorures et enluminures vétu, très beau moment partagé. Enfin, nous avons repris le dessin et la peinture un peu plus consciencieusement avec notre groupe à l'agence! Voilà pour un petit résumé de notre mois de Janvier!

On vous embrasse fort!

lundi 23 janvier 2012

Le jour le plus long

17:00 Le 03.01.2012, Paris, France
Nous retrouvons Lise-Anne, puis Diego et Maryline pour un dernier plateau de charcut’

22:00 Le 03.01.2012, Paris, France
Notre avocate travaillent sur nos papiers et nous envoie une serie de questions par e-mailS, heureusement, Lise –Anne a un Ifone et nous répondons à ses questions entre une tranche de saucisson et une petit verre de Bordeaux

01:00 Le 04.01.2012, Paris, France
Notre avocate nous envoit nos papiers nécessaires a notre demande de visa, au lit!

09:00 Le 04.01.2012, Paris, France
Adrien court imprimer nos gros dossiers quelque part à Convention


09:30 Le 04.01.2012, Paris, France
Un gros bisou à Lise-Anne et un grand merci pour avoir supporter notre stress de derniere minute, hop, nous embarquons dans un taxi


10:30 Le 04.01.2012, Paris, France
Arrivée a Charles de Gaulle, direction le comptoir de United Airlines, l’avion décollera à 12h30


10:40 Le 04.01.2012, Paris, France
Un employé de United Airlines, grand, costaud, la migne renfrognée et la parole aggressive nous explique qu’il ne nous laissera pas embarquer.


?????


Nous apprendrons après de longues minutes que nous ne pouvons pas partir car nous n’avons pas de visa, seulement les papiers pour faire une demande. En consequence, meme si nous avons 0.001% de chance de ne pas obtenir ce visa, la compagnie americaine ne veut pas prendre le risque de nous voir refuser à la frontiere canadienne…et rester ainsi en territoire americain!


11:30 Le 04.01.2012, Paris, France
Le monsieur toujours tres amiable nous explique que notre seul moyen de partir est d’avoir un billet de retour en France.


11:40 Le 04.01.2012, Paris, France
Nous voici au comptoir de United Airlines à acheter un billet aller retour Vancouver-Paris..heureusement que nous devions rentrer en mai :-)


11:50 Le 04.01.2012, Paris, France
Sprint dans l’aeroport…l’embarquement vient de commencer.


12:30 Le 04.01.2012, Paris, France
Nous decollons, enfin. La pression redescend d’un cran.


14:00 (heure locale) Le 04.01.2012, Chicago, United States
Les services de douanes americaines sont insuportables charmands, deux heures de queue, quand certains derriere nous en ferons certainement 4h. Une dizaine de guichets ouverts sur la quarantaine disponibles.


16:00 Le 04.01.2012, Chicago, United States
Mais où sont nos valises?


20 minutes plus tard…tiens la bas, au milieu d’une des montagnes de sacs gisant à coté des tapis roulants.


18:00 Le 04.01.2012, Chicago, United States
Embarquement immediat.


“Mesdames, monsieur, nous ne reussissons pas à faire fonctionner les lumieres d’urgence de cet avion, nous vous prions de bien vouloir débarquer, nous vous affreterons un nouvel avion dès que possible”


19:00 Le 04.01.2012, Chicago, United States
Nouvel avion, décollage immediat.


00:30 Le 05.01.2012, Vancouver, Canada
“Welcome to Canada” / “Bienvenue au Canada” + sourire


00:45 Le 05.01.2012, Vancouver, Canada
Oh nos valises!


00:50 Le 05.01.2012, Vancouver, Canada
“-Bonsoir, voici notre dossier de demande de permis de travail
-Vous avez la LMO?
-Oui, ici
-Marié?
-Nous sommes conjoint de fait, voici...la déclaration  (nous la sortons d'un dossier de 80 pages)
-Très bien, attendez-moi ici, je reviens dans 10 minutes"


01:00 Le 05.01.2012, Vancouver, Canada
“Bienvenue au Canada, voici votre permis de travail d’une duree de trois ans, lie a votre employeur pour monsieur, ouvert pour madame” + grand sourire + larmes aux yeux (pour Alix :-))


02:00 Le 05.01.2012, Vancouver, Canada
Nous sautons a pieds joints dans notre lit, heureux de retrouver notre chez nous, soulages, combles, creves. Un petit coup de fil aux parents, il est 11h00 du mat’ en France.


What a long day!!! Mais comme on dit ici “We made it”.

Alors tout ca pour dire quoi…?


Juste que vous avez trois ans pour venir visiter Vancouver!! Et pas d’excuses, hein, ici on vous accueille en anglais et en français à l’aeroport!